Shambhala in Your Heart – Festival de hippies à Chiang Dao

Salut mon petit gallinacé.

Tu as passé une bonne semaine? Super!

Haahhh qu’il est bon de se réveiller avec un grand ciel bleu accompagné d’un soleil radieux, qui, depuis mon balcon, s’avèrent êtres des plus propices à la lecture des news de mon cher pays natal, me narrant les caprices de madame météo faisant déborder la plupart des fleuves. Une véritable aubaine pour les fabricants de bouées, cirets, serpillières et autres objets semblants désormais indispensables à ta propre étanchéité.

Cette semaine à été éprouvante, notamment, parce que j’ai fait une chose que j’adore plus que tout: la programmation de macros (pas dans le sens poissonnier du terme) sous Excel. C’est en gros, pour faire simple, ce que je faisais dans mon ancien boulot, dans lequel je travaillais, quand même, avec des outils et des langages à la pointe de la technologie, sauf que la, pour le coup, c’est un petit peu plus archaïque (c’est un peu comme si dans une autre de tes vies, tu étais forgeron et que ton marteau level 10 se retrouvait subitement remplacé par un silex en plastique). Cela étant pour la bonne cause, bien sur, ton serviteur s’est retroussé les manches afin de sortir quelque chose de crédible au détriment de sa propre santé mentale.

Enfant
Un ancien de la crèche lors d’un évènement social

 

Autre truc super chouette, c’est que je progresse d’une manière notable sur l’activité foot avec mes orphelins. En effet, ayant trouvé des plots dans le fond d’un carton d’une pièce de mon QG. J’ai donc quadrillé le terrain afin d’instaurer les véritables règles du football (et tu sais à quel point ce sport est cher à mon cœur!). Dés lors, je remarque un progrès notable concernant la motivation que peuvent éprouver ces jeunes à faire du foot sous 35° car lors de ma première séance, ces petits galopins venaient et partaient à n’importe quel moment, laissant leurs dossard un petit peu n’importe où sur le stade et créant ainsi un véritable chaos au sein des équipes, du terrain et de mon estime se retrouvant aussi bas que les sondages de popularité de notre cher président tant il me semblait impossible de créer quelque chose avec ces bougres la. Dorénavant, ces derniers restent jusqu’à la fin du match et se serrent la main, quand j’arrive à les choper, avant qu’ils déboulent vers la distribution de fruits que nous leur fournissons à la fin des activités et ça, c’est plutôt cool.

Ceux là, j'ai le droit de les photographier car l'association les a scolarisés. Ici en plein "after school time" dans un chantier
Ceux là, j’ai le droit de les photographier car l’association les a scolarisés. Ici en plein « after school time » dans un chantier

 

Voila ça c’était pour la partie boulot.

Ce week-end, je suis parti à la rencontre des hippies. Comme tu le sais surement, je pratique depuis un petit moment, le déferlement de pogos, circle pit et autres braveheart dans des festivals de musique électriques ou les protagonistes se voient doté d’une vocation certaines dans l’exhibition de leurs postérieurs (et parfois pire) assez répugnants, tant les conditions de vie d’un festivalier ne respectent probablement pas les normes sanitaires inculquées par ma très chère grand-mère ( Une raie sur le côté te donnant l’air d’un premier de la classe inspirant à une grande carrière de comptable et 3 pshit d’eau de Cologne transformant ta personne en l’un de ces pots-pourris à l’habillage des plus kitchs, trônant sur l’étagère de certains chiottes).

Le festival regorge de son lot de jongleurs et artistes indépendants du festival.
Le festival regorge de son lot de jongleurs et artistes indépendants du festival.

 

Bref, étant donner qu’ici en Thaïlande, ou peut être juste à Chiang Mai, les concerts constitués d’autres choses que de reprises sont aussi fréquents qu’un asiatique blond d’un mètre quatre vingt dix, j’ai donc décidé de me rendre dans ce festival organisé par des hippies japonais (je te laisse le soin d’imaginer le taux de zenitude que doit renfermé un de ces êtres là). Le spot est à une heure et demi de bus de mon QG, à Chiang Dao dans le nord. Premier constat, et c’est pas la première fois que ça arrive, les places coutent plus cher pour les touristes (le double en fait). Une fois allégés de mes 200 baths (l’équivalent de 2 grandes bières dans un bar) j’arrive sur la place principale de ce haut lieu de festoyade qu’est « Shambhala in Your Heart« . L’endroit est petit, il y a peu prés 150 personnes selon ma personne, 300 selon une source proche d’internet. Sur scène, il y a une vieille mamie japonaise qui fait des bruits bizarres un peu flippants. Les morceaux durent 10 ans. L’inquiétude m’envahit peu à peu.

L’endroit quand à lui est vraiment roots. Il y a des tipis un peu partout dans lesquels tu peux te réchauffer grâce à un feu créant une chouette ambiance autant à l’intérieur pour son coté intime et conviviale qu’à l’extérieur pour ses colonnes de fumés. Des vendeurs de fruits, de grillades, de clopes et d’alcool assurent l’approvisionnement durant toute la nuit.

Autour du feu
Autour du feu

 

Un nouveau groupe. Youpi. Du jazz made in Chiang Mai (The north gate band). Ça swing, c’est pas mal mais personne ne bouge à par un gamin, probable futur musicien prodige, ainsi qu’un mec bizarre qui agite des calebasses tout seul, torse nu, débordant d’énergie. Le prochain groupe se nomme Bamako express (Des thaïs qui jouent de la musique africaine dans un festival japonnais…) et réussit enfin à rameuter les gens face à la scène.

Les concerts s’enchainent. Mon boss et sa femme s’en vont se pieuter. Je reste avec Kate. On s’assoit autour du feu, parlons avec de nombreuses nationalités. Des japonais font tourner le calumet de la paix. Il règne une ambiance très positive jusqu’à l’arrivée de deux françaises venant déchirer ce calme serein avec leurs rires alcoolisés et leurs blagues de mauvais goût parce que tu vois, ils ne comprennent pas ce qu’on dit alors on peut se foutre de leurs gueules en face d’eux! Trop lolilou!

Paysage de la région de Chiang Dao
Paysage de la région de Chiang Dao

 

Le sommeil fût rude: Moustiquaire pour 2, duvet pour 2 par manque d’organisation et sol inconfortable. Bref. j’aurais dormi une heure, certes, à la belle étoile comme seul réconfort. Nous nous réveillerons au milieu des buffles au bord d’une rivière. Nous reprendrons le bus, dans lequel il n’y aura plus de places assises. Nous resteront debout durant 1 heure. Des militaires rentreront dans le bus afin de checker les cartes d’identité. Tous le monde se fera contrôler sauf moi… Deux poids, deux mesures. Pour le coup, ça tombe bien, car je n’avais pas mes papiers avec moi.

 

> Galerie photo : Chiang Dao – Shambala in your heart festival <

 

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