Début de première semaine de boulot à Chiang Mai.

Oyé mon petiot!

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Nous sommes mercredi soir, j’ai des courbatures partout dues à de bonnes résolutions matinales et déjà presque plus de fringues propres.

J’arrive enfin à faire mes nuits, à peu près, même si je me lève encore avant que le réveil sonne. Va savoir pourquoi. Ce début de semaine est plutôt mouvementé pour un mec qui passe de la case chômage total chez papa maman à celle d’un boulot aux premiers abords assez intensif autant par son rythme que par sa quantité de découvertes.

Après avoir passé un week-end à glander slash me reposer slash décuver. J’ai donc commencé ma première semaine de taff qui d’ailleurs, ne sera pas représentative de mes futures vraies semaines de boulot vu que celle-ci est placée sous le signe de l’apprentissage de kékonfé dans l’association.

Chiang Mai road

Lundi.

Le matin, j’assiste à une réunion censée être destinée uniquement au personnel s’occupant de ce que l’on appelle ici le « coup de pouce ». Grosso modo: on détermine parents et enfants dans le besoin et on leurs apporte un plus financier où autre (parfois, il s’agit juste de payer un taxi pour amener quelqu’un à l’hôpital (200 bahts/5€ aller-retour, le prix de deux bières). Énumération de chacun des bénéficiaires et mise à jour de leur statut. Ils sont classés en degrés d’urgence et toute la réunion se déroule en Anglais et en Thaï . Je comprends pour certain ce qu’il en est.

Repas du midi, on mange tous ensemble, on a même une cuisinière attitrée qui nous fait de la super bouffe! Les 3/4 du temps ça arrache mais on te dit quand même « Not spicie! Not spicie! ». Je pense que le fait d’ajouter du piment dans tout ce qu’ils préparent a, chez eux, d’une certaine manière, détruit les zones sensorielles relatives au sens du piquant, une immunité les poussant à en mettre toujours plus. Ha ouaip et aussi, tu vois la sauce nuoc mam? Pour ton info, c’est le truc dans lequel tu trempes tes sushis et c’est fait à base de poissons macérés, en petite quantité ça passe bien mais sinon, ça pus et c’est dégueulasse. Bah la tu vois ils ont le grand frère, un sorte de concentré suprême de pourriture sauf que la il s’agit de jus d’huitre pourris. c’est assez….Comment dire…Dégeu, oui, voilà c’est le terme. Rajoute à ce truc un peu de piment (bah oui pardi si ça t’arrache pas la gueule ça n’a aucun sens) et tu as le super combo de la mort.  Trempe donc ta mangue pas mure (on aime les trucs pas mures ici, mangue, papaye, bref, faut que le fruit soit vert sinon c’est pas drôle) dans cette mixture et t’auras un avant-goût de ce qu’on bouffe en enfer.

Bref, poursuivons. L’après-midi, on commence avec une réunion (encore) sur la nursery. C’est une sorte de crèche. On garde les enfants pour que les parents (généralement, il n’y en a plus qu’un sur les deux qui s’en occupe et parfois, plus aucun, c’est un proche ou membre de la famille qui prend le relai) puissent continuer à travailler. Encore une fois, j’entends des trucs de fou.

Suite à cela on part à Boys home, un orphelinat pour garçons, afin que l’on me présente un des axes majeurs de mon travail durant ces 4 prochains mois. Ma mission sera de faire du foot avec ces enfants tous les lundis et mercredis. Julien, le boss, m’accompagne la première fois. Autant te dire que ça va pas être de la tarte pour organiser matchs, jeux, etc. On joue une heure à peu près et les gamins, plutôt agités, viennent et partent à n’importe quel moment. Il va me falloir trouver des solutions pour les motiver à rester. A part ça sinon c’est chouette, ils balancent de bonnes prunes malgré leurs pieds nus et certains sont vraiment bons.

Je n'ai pas eu les temps de faire des photos alors je te met une photo de chat mignon.
Je n’ai pas eu les temps de faire des photos alors je te propose une photo de chaton

Mardi.

Le matin, Direction Canal Road. C’est un chantier, ou plus ou moins un camp de travailleurs sur chantier. Je t’explique. En gros, ici, lorsqu’il y a des constructions à faire, on fait déplacer toute la famille et on construit des abris où les gens vivent entassés les uns sur les autres (Hé oui les nuits sont froides ici). Les enfants ne sont pas scolarisés et on peut sans trop de risque affirmer que ça pue bien bien la merde. Femmes et hommes bossent sur les chantiers, ce qui a pour conséquence que les enfants se retrouvent la plupart du temps livrés à eux même ( certaines mères même, n’ont pas d’autres choix que de payer 5 bahts à d’autres enfants afin qu’ils gardent le leur). Du coup, notre rôle c’est de proposer sur place des activités ludiques pour les plus jeunes (légos, coloriage, danse, cours d’anglais basiques etc) et pour les plus âgés, on leur donne de vrais leçons d’anglais et de thaï (comme tu te doutes, je me contente juste de l’anglais). On leur fournis à tous un repas aussi, une fois qu’ils se sont lavé les mains. Ici, ou peut être plutôt au moment où j’y étais, les gamins, malgré la misère et tout ce bazars quotidien dans lequel ils vivent semblent tous hyper positifs. Ils sont souriants te sautant dessus en masse.Ils sont éveillés, attachants et ce malgré la morve qui leurs sort du nez de manière assez abondante.

Voilà pour un petit résumé de ces premiers jours. Je n’ai pas encore été briefé des autres taches qui me seront attribuées. Mes 9 nouveaux collègues thaï ainsi que les 2 volontaires travaillant avec moi ont l’air plutôt cool et je suis super bien briefé et encadré.

Doux baisers mes petits galopins.

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