Ecole et Langage, Liberia – Second jour.

Anglais version here

Aller, ni une, ni deux, on enchaîne et on rentre dans le lard. Le truc incompréhensible, c’est que personne ne cherche à me faire bosser et je ne sais même pas à qui je dois me référer. Je demande alors à être conduit à l’école (tu te souviens, le but de l’ONG, c’est de sortir les filles de la rue et de les mettre à l’école).

Non, ce n'est pas l'école mais l’entrée de mon chez moi
Non, ce n’est pas l’école mais l’entrée de mon chez moi, les enfants qui courent au fond viendront me demander d’être pris en photo.

 

Direction l’école

On a 3 conducteurs pour le staff et autre transportation. On s’enfonce dans les profondeurs de Monrovia et je suis perdu après 3 minutes de route… On arrive enfin. L’école, de toutes les couleurs,  et est situé dans une rue assez animé. Je toque à la porte et je rencontre Iris (à prononcer à la sauce amerloc « Aïris ») . J’explique que je viens en paix et que l’objectif de ma présence n’est que mon introduction. Accueil chaleureux. Je demande s’ils peuvent me prêter une connexion internet afin de montrer à ma famille que je suis en bonne santé, l’œil vif et le poil soyeux. Ok, connexion, et hop, mails, administratifs et tout le bouzin. Iris vient me voir et me dit qu’elle souhaite me faire visiter l’école et me présenter au staff. Fait numéro un…lorsque l’on a étudié la langue de Shakespeare à l’école, tout américain lorsque il parle pour un peu qu’il soit jeune et parle un peu vite semble avoir un malabar fraise cassis qui lui bloque ses plus essentiels mouvements de langue. Pour les Libériens, tu rajoutes un malabar en sus ainsi qu’une bonne dose d’anesthésiant. En gros, j’acquiesce les ¾ du temps sur des paroles dont j’ignore même la signification. Sympa non ? Le staff est magique, d’une véritable gentillesse. «  Bienvenue au Liberia, vraiment très heureux de faire ta connaissance, si t’as besoin de quoi que ce soit à l’école, n’hésite pas »,etc. Une trentaine de personnes sont embauchés par l’ONG et on me les présente une à une. Je commence à prendre des photos de la vie scolaire. Les filles, toutes en uniforme chemise blanche et jupe bleu foncé, n’hésitent pas à poser en face de l’appareil photo à tel point qu’il est vraiment difficile d’isoler un sujet.

Une étudiante m’aborde, je comprends :

– wanem

– Sorry, again ?

– wasnem

– Tu veux des nems ?

– what is your NA-ME?!

– Haaa, i am Thomas, what about you ?!

J’espère que mon oreille va s’habituer. En fait, j’ai vraiment un souci avec la langue, même l’américain est parfois problématique, trop de mots que je n’utilise jamais et puis, l’accent aussi, ca y joue beaucoup… Allez, ça va venir !

Je rentre dans une classe pendant un TP : Envoyer un mail… Concentration à son paroxysme, je fais quelques clichés avec discrétion. Encore une fois, même si j’ai un peu dérogé à la règle pour la Thaïlande vers la fin, les photos durant les heures de travail ne sont pas ma propriété… Il faut donc aller sur la page Facebook de More Than Me pour en voir une partie ou encore sur leur page Flickr.

Le TP terminé, c’est informatique + cours d’anglais avec leçon commune via Skype avant de quitter l’école.

« Qu’est ce qui rythme avec « Poney » et qui fait partie de votre corps, ? ouiiiii, le périnée ! le nez ! » Assez ludique, les enfants se régalent.

Le soir, je bois un peu de vin sur le toit de mon chez moi tout en papotant avec un street-artist au travail de qualité, je te laisse juger !

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