Question, Retour de voyage et Vélo

Question, retour de voyage

Sans avoir fait une étude trop poussée, je m’aperçois que la question, la toute première, celle qui semble brûler les lèvres serait : « alors mon gars! T’es pas trop dépaysé » ou encore sa variante un peu plus pessimiste « Ça va, ton retour de voyage, c’est pas trop dur »? : Non, ce n’est pas trop dur, c’est même plutôt simple et cela même pour plusieurs raisons.

La première, c’est que je ne reste pas sur place très longtemps (d’ailleurs, mon vélo a subi les moqueries de professionnels du secteur ces derniers jours, je te raconterai ça plus bas)

La seconde, c’est que ma réintégration est sujette à un traitement dont la posologie est appliquée par mes amis et ma famille qui ne ratent pas de m’arroser du médicament adéquat. C’est donc, encore une fois, et je m’en excuse, dans un état d’ébriété prolongé que j’écris ces lignes.

Alors le retour donc, qu’est-ce que ça fait? Ça fait que tu choppes la crève pendant dix jours, que tu as froid, vraiment froid, que tu t’habilles d’autant de couches de vêtements qu’à côté un oignon semblerait faire du nudisme, que tu trembles pendant que tes potes boivent des bières fraîches en tee-shirt alors que toi-même rêve d’une minestrone bien fumante… Le retour, c’est aussi les retrouvailles avec les potes et il est très appréciable de voir que le temps, la distance et la non-communication durant ces derniers mois n’ont finalement aucun impact sur le lien sacré de l’amitié qui à juste nécessité un dépoussiérage au rhum arrangé. Le plus flagrant pour moi, ça aura été les enfants. Tu pars, ils ne marchent pas, ils ne parlent pas, ils ne savent pas manger sans recouvrir la table, leurs visages et accessoirement ton tee-shirt ta polaire de 70% du contenu de leurs assiettes et quand tu rentres tu les entends te raconter leurs vies du haut de leurs 30 centimètres de plus. Bref, la, oui, tu prends une petite claque.

Donc comme je te l’ai dit, mon retour se compose essentiellement de cuites… Mais pas que….Enfin si….Enfin tu vas voir.

Le week end dernier, une partie de la famille était réunie dans la maison familiale qui se trouve en vallée d’Aspe dans les Pyrénées. L’occasion en or de reprendre une bouffé d’air frais mais aussi de faire un peu de VTT dans les sentiers cachés dont regorge cette magnifique vallée.

Premier jour, déambulation dans les rues du village au 50mm.

Balade nocturne et digestive après avoir violenté nos estomacs avec la Garbure, une soupe de la région, très (trop) consistante.

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En selle!

Le lendemain donc, randonné à vélo ,tout commença en cette douce matinée d’après tempête nocturne, un réveil délicat d’une veille encore très arrosée et d’une nuit de 4 ou 5 heures. Bref, dose de caféine salutaire, quelques tartines et c’est parti. On va au point de rendez-vous situé à quelques kilomètres de là et à vélo s’il te plaît, nous, on est des vrais, des braves. Premier constat sur place, ma tenu de clochard imbibé est en adéquation avec mon vélo et l’accoutrement vestimentaire accordé aux montures de mes camarades me le rappelle bien. Départ, comme on s’est dit, on y va tranquille, c’est pas une course. On part de 400 mètres pour rejoindre les 1300 mètres d’altitude. Ça grimpe mais ça va, les paysages sont sublimes et l’alcool de la veille rajoute un petit côté surréaliste à ce panorama. On arrive à 1100 mètres et à deux reprises, des regards assez hautains envers ma monture puis quelques paroles: « T’es courageux de monter avec ça »…Ben non, c’était easy mon pote, trop facile… faut dire que le porte bagage et le cadenas accroché au vélo annonce la couleur: Warrior totale, rien à foutre, moi, c’est comme chez Mc crado, je viens comme je suis. Enfin, nous arrivons au sommet et la descente pointe son nez… c’est partiiiiiiiiiii… mais pas trop, c’est maintenant que je comprends ce que voulaient dire mes partenaires. Bordel….impossible de descendre. Le guidon papillon, le poids, les freins et surtout mon inexpérience m’auront plongé dans une descente aussi emmerdante qu’une carie sur une dent non dévitalisée. le retour est long et difficile, mais la bonne humeur générale prédomine.  Arrivé en bas, l’organisation est remerciée, nous repartons les vélos dans un véhicule, tel le sponsor qui vient récupérer ses champions ou encore l’ambulance qui ramasse les débris.

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Un des nombreux groupes de supporter.
Cyril en arrière plan et en flou.

Peace.

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