Sur la route – De Bangkok à Chiang Mai. Photographie et Carnet de voyage

Salut tu vas bien ? Moi super!

Comme prévu, ton serviteur a presque suivi à la lettre son précédent post et n’est d’ailleurs, si on en croit les poches largement creusées sous ses yeux, pas tout à fait remis de son périple à l’heure ou sont écris ces lignes.

Ayant festoyé dans des auberges de bon aloi à Bordeaux durant toute la nuit, j’ai pris mon train pour Paris (dans lequel j’ai quand même dormi deux petites heures, affalé sur ma veste, elle-même affalée sur la tablette). Je suis ensuite monté à Bord du vol TG913 pour trouver une place potentiellement propice à un sommeil d’une certaine qualité si toutefois mes compagnons de banquette n’avaient pas fait la fête dans l’avion. Je ne peux pas leurs en vouloir car dans l’impossibilité total de dormir à cause d’une excitation grandissante.

Du coup, je suis arrivé à Bangkok le matin vers 6h00. Pour être exact, j’ai dû mettre le pied hors de la zone international vers 7h30, formalités chiantes de douane obligent.

Premier constat. Il fait chaud et humide, mais ça ne m’a pas semblé pire qu’au Gabon. Il me fallait trouver, comme m’ont conseillés les 30 balles de mon Lonely Planet, une navette me transportant à la station des bus histoire de trouver le transport adéquat. Premier contact avec la civilisation Thai. Je ne comprends rien, ils ne comprennent rien, bref on ne se comprend pas et ce malgré mon fucking super accent anglais. J’arrive à suivre des panneaux avec des pictogrammes représentant des bus. Youpi. Arrivé face à une armée de plusieurs cars, j’ai demandé à un type qui portait une casquette (qui semblait propice à la conduite de transports en commun) où je devais aller. Après 2 minutes à essayer de faire comprendre ma question qui en temps normal aurait pris 10 secondes, les yeux écarquillés, illuminé, il me dit enfin « biiiiii! » biiiiiii! ». J’ai donc pris cette fameuse ligne B
En Thailande, sur la route, les voitures  scooter, tuc tuc, et autres chiens errants se mélangent dans une harmonie parfaite aux premiers abords (tient, fait amusant, j’ai l’impression que pour distinguer le chien errant de celui appartenant à un propriétaire, il suffit de voir si ce dernier est habillé. Oui oui, ici, les chiens ont trop la classe (peut être un sur deux), ceci dit, quand tu sais que tu vas te faire bouffer, t’as le droit d’avoir un peu de swag non?).tuc tuc

Nous avons emprunté que de l’autoroute que ce soit en bus ou en taxi. Ici on roule à gauche et la priorité va à celui qui klaxonne. Il faut être super prudent pour conduire. Les scooteurs se faufilent entre les voitures, tant qu’il y a de la place, ça passe et tout ne semble pas si chaotique qu’on pourrait l’imaginer. Sur la route on distingue de nombreux hommages à l’effigie du roi et les bidonvilles semblent être cachés dans les amas de verdures qui ponctuent des séries de bâtiments industriels.

Dans la rue.

J’arrive enfin à Bangkok. Malheureusement, je n’aurai pas le temps de visiter, je suis bloqué à la gare des bus et putain je suis mort! Il me fallait absolument dormir un peu sous peine de tomber, m’affalant comme une lamentable bouse au milieu de la gare. J’ai donc trouvé un peu d’herbe à l’ombre d’un arbre Thaï , trop petit donc, pour me protéger entièrement du soleil, d’autant plus que la terre tourne!

Bref, 19h30 arrivent et je peux enfin prendre mon bus pour rejoindre Chiang Mai. Allez plus que onze heures ! Du coup comme d’hab, je n’aurai pas dormi.la télé dans le bus nous balance un feuilleton qui semble proche d’un Helène et les garcons. Les pubs m’ont faites penser à celles qu’on retrouve sur la télé japonaises: des couleurs partout et surtout des bruits bien aiguisées qui te tailladent le tympan. Bref, plus que quelques heures. Fermes tes yeux, peut être que ton horloge biologique sera dupée te procurant une fougue digne de Tigresse (Mais si tu sais! Dans Kung Fu Panda! Roohhh).

A oui, un fait important quand même: je suis allé dans des chiottes publiques, avant d’aller prendre mon bus. C’est marrant mais ici tu payes une dame pipi (3 bahts) et aussi tu dois acheter ton papier à cette même personne (5 bahts les 20 feuilles). le truc c’est de penser à en demander (au risque de devoir adopter une démarche de cow-boy ou de cosmonaute, selon ton style).

Toilet paper
Je ne sais pas pourquoi ce dessin tout particulièrement.

Enfin arrivé à 6h30 du mat. Il fait encore nuit, on me propose des solutions de transports dans tous les sens. il me faut un cyber-café parce que le wifi était en panne à Bangkok. En attendant mon escorte pour rejoindre mon futur QG, je prends un tuctuc et me promène un peu dans le quartier touristique. Y’a pas a dire, 1 type sur 2 n’est pas Thai. Ça m’a presque fait chier mais les rues rattrapent bien le coup par leurs authenticités, les câbles électriques en pagaille, les grillades au bord de la route, les tuctucs, les chiens et chats errants et mine de rien, des lors qu’on s’éloigne un peu des artères principales, un calme olympien règne au milieu de tous ces touristes.

Dans le tuc tuc

Je rejoins mon escorte. On arrive au QG, petite présentation des lieux, on me fera visiter les alentours vers 15h. En attendant, je prends cette douche dont je rêvais tant et je m’écroule sur mon lit.

Sincères salutations.

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